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marchés financiers

Vidéo : Démanteler les marchés financiers

Par le parti de la démondialisation

Le 7 juillet 2020

Avec le néolibéralisme le financement de l'économie par les marchés financiers domine ce qui entraîne une lourde spéculation.
Ce phénomène  trouve son origine aux États-Unis, où 60% des actions des entreprises sont détenus par des fonds de pensions. Au lieu de financer les entreprises les fonds de pensions se rachètent entre eux les actions, ce qui pousse à la hausse de leur cours, tout en exigeant des taux de rentabilité démesurés. Les fonds américains se sont ensuite  attaqués au reste du monde. Blackrock en est l’illustration.

Pourquoi démanteler les marchés financiers ?

Les marchés financiers ne créent pas de production ou de service mais ils font monter ou baisser les cours des actions et des obligations et les entreprises ne sont plus évaluées par leur niveau de production mais par leur niveau de capitalisation boursière.
Ce sont les marchés financiers qui sont à l'origine de la crise de 2008 avec les dégâts que nous avons subis : destruction massive d’emploi et renflouement des banques par les États.
Il est donc crucial de revenir au financement de l'économie par le crédit bancaire et supprimer tout financement par les marchés financiers. En un mot organiser le dépérissement de la Bourse.

Pour tout comprendre regardez la vidéo :
https://pardem.org/le-parti/universites-d-automne/universites-d-automne-2018/964-video-demantelement-des-marches-financiers-et-de-l-euro-jacques-nikonoff

A lire prochainement le 7e épisode : La mondialisation pour défaire les conquêtes sociales.

 

Union européenne

L’Union européenne : la dictature des marchés

Par le Parti de la démondialisation

Le 30 juin 2020

Depuis sa création, par la volonté des Etats-Unis, l’Union européenne s’est forgée à coups de traités qui ont, pas à pas, détruit les souverainetés nationales et orienté la construction européenne dans une seule direction : celle de la liberté de circulation des marchandises, des capitaux, des services, de la main-d’œuvre (les « quatre libertés ») et de la mise en concurrence des systèmes économiques.
Dans le contexte de pandémie de la Covid-19, l’Union européenne est restée fidèle à son « ADN » politique. Elle a démontré, une fois de plus, qu’elle n’est en rien là « pour protéger » et encore moins pour « garantir l’unité, la force et la stabilité » comme elle voudrait le faire croire. Certes la Commission a suspendu la clause obligeant les États à une stricte discipline budgétaire (notamment la limite de 3% du PIB d’endettement et l’aide directe aux entreprises). Certes la BCE a augmenté ses achats de titres de dette des États. Mais, dans la réalité, ce sont bien les États qui interviennent pour sauver leur pays respectif. Sous la surveillance étroite de l’Union européenne, déjà prête à mettre fin aux « concessions » qu’elle a concédées provisoirement.
Prise entre les excédents allemands et les déficits des autres pays, l'Union Européenne supranationale et a-démocratique cherche depuis longtemps à créer un étage fédéral, pour installer une dette européenne. La démocratie, d’ores et déjà grièvement amputée de la souveraineté des peuples, est en phase terminale.

traders

La mondialisation par la financiarisation

Par le Parti de la démondialisation

Le 23 juin 2020

Nous avons vu dans l’épisode précédent que le libre-échange permet de s’approvisionner là où l'absence de démocratie, c’est-à-dire de souveraineté nationale, permet de surexploiter le peuple et donc de vendre à bas prix. Les capitalistes ont libéré progressivement les déplacements de capitaux afin de pouvoir investir directement dans des pays où les contraintes sociales, fiscales et écologiques sont moindres, en réorganisant la production mondiale. Les groupes multinationaux ont progressivement délocalisé leurs unités de production en Afrique du nord, dans les pays de l’Est et en Asie. Par le biais des marchés financiers, à l’importance désormais bien plus que décuplée grâce à la dérégulation financière mondiale, le capital mondial possède une arme stratégique d’une importance et d’une efficacité qui le renforce comme jamais auparavant.

Cette liberté de circulation des capitaux, accompagnée d’une dérégulation et d’outils informatiques puissants, a permis le développement de multiples instruments financiers, outils de spéculation sur les marchés mondialisés.

Grâce aux marchés boursiers, la propriété des grandes entreprises est devenue volatile sans véritable nationalité et leur gestion est dictée par des injonctions de rentabilité de leurs actions achetées en bourse et comparée à celle d'autres placements, « justifiant » licenciements et délocalisations. La finance ne supporte plus l’économie réelle, elle la détruit.

Par ailleurs, le dogme libéral selon lequel les États soumis à la pression des revendications populaires, sont trop dépensiers, a conduit, en particulier au sein de l’Union européenne, à les priver de la ressource de la création monétaire. La monnaie a été exclue du choix démocratique et est captée par la Banque Centrale européenne « indépendante » des États mais pas du capital !

La liberté de choix politique est désormais encadrée par les exigences du capital mondial : les Etats financent les déficits de leurs budgets en s'endettant sur le marché mondial des capitaux.

Le libre-échange et la mondialisation de la finance dépouillent ainsi les États, qui n’ont plus rien de démocratique, particulièrement les pays membres de l’Union européenne, les privant de toute indépendance donc de toute politique industrielle et sociale.

C’est la fin de la politique donc de la possibilité même des processus démocratiques.

Lors de la vente de la branche Energie d’Alstom à l’Américain Général Electrique (GE) en octobre 2014, Macron qui s’opposa à toute nationalisation de cet actif stratégique, déclarait : « C’est l’actionnaire qui décide, nous ne sommes pas au Venezuela » (sic).

Pour accéder à l’épisode 4 de notre série Démondialisons ! :

https://pardem.org/analyses/la-mondialisation/338-la-mondialisation-par-la-financiarisation-de-l-economie

A lire prochainement le 5e épisode : L’Union européenne, c’est le marché total.

 

La mondialisation par le libre-échange

porte containers accident

Par le Parti de la démondialisation
Le 16 juin 2020


Marché ou démocratie, il faut choisir !
Cela devrait être évident pour tout le monde. En particulier pour ceux qui revendiquent  de meilleures conditions de travail, des infrastructures publiques, le respect des équilibres environnementaux, luttent pour obtenir des retraites décentes, l’éradication du chômage de masse… Alors que, en même temps, des produits et des services en provenance de pays aux conditions de travail, de salaire et de protection sociale radicalement différentes et concurrentes, compromettent l’issue de leurs mobilisations. 
Car lorsque règne le libre-échange, chaque « économie » (comprendre chaque société), du fait de la violente concurrence internationale, est contrainte d’abandonner des pans entiers de sa production pour se spécialiser dans les secteurs où elle parvient à des prix les plus bas à l’échelle internationale.  Le « marché » devenu mondial est ainsi plus « efficient », nous dit-on, puisque chaque secteur est devenu plus « productif ».
La réalité est tout autre.
Le libre-échange, la libre circulation des marchandises entre les pays, signifie pour les États membres de l'Union européenne l'interdiction de contrôler par des taxes douanières, des réglementations sanitaires ou environnementales les marchandises qui entrent sur leur territoire.

La crise du Covid-19 a mis en évidence les conséquences mortifères du libre-échange : la destruction d'une large partie de la production française, dont celle des médicaments, des masques et des respirateurs, nous rendant dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres (les turbines pour réacteurs nucléaires par exemple) dépendants et donc démunis. Tandis que certains tiennent des discours sur une nécessaire relocalisation de l'industrie, la Commission européenne a signé, le 28 avril 2020, avec le Mexique, un traité qui lèvera la quasi-totalité des droits de douane sur les produits échangés avec l'Union européenne. Au Parlement européen, les délégations du PPE (dont LR) et Renew (dont Renaissance - LREM) se sont félicitées de cet accord, « lueur d'espoir » dans la crise en cours…


A lire prochainement le 4e épisode : La mondialisation par la financiarisation de l'économie.

usine chine

Les quatre piliers de la mondialisation néolibérale

P
ar le Parti de la démondialisation
Le 9 juin 2020

Non, la mondialisation néolibérale n'est pas tombée du ciel. Il ne s'agit pas d'une évolution naturelle. Il s'agit d'un processus construit par les classes dominantes pour qui la libre concurrence sur de libres marchés  permet la richesse maximun de tous... En réalité, seuls les capitalistes et leurs serviteurs en bénéficient. Les peuples, eux, sont soumis à la concurrence, à la guerre économique, à la précarité. Les Etats sont pris en otage pour servir au mieux les intérêts des multinationales et du capital financiarisé.
Les classes dominantes ont conçu un système mondialisé qui s’appuie sur quatre piliers : le libre-échange, les marchés financiers, les instances supranationales, dont l’Union européenne est l’institution la plus sophistiquée, et la guerre idéologique
par le contrôle et la mobilisation des grands médias.

La mondialisation ne recherche pas l'enrichissement des cultures, la beauté des paysages ou le chemin vers un radieux équilibre mondial. La mondialisation c'est la bestialité du néolibéralisme qui marchandise à marche forcée, pille les pays et remet en cause la souveraineté des peuples et des États, c'est-à-dire la destruction de la démocratie et de la politique.

La Grèce est le dramatique exemple de la nocivité de ce système. Le FMI,  la Commission européenne et la BCE ont formé une troïka pour dépecer ce pays au détriment du peuple et en le mettant sous tutelle.

Pour accéder à l'épisode 2 et à la vidéo, cliquez ci-dessous :

https://pardem.org/analyses/la-mondialisation/1044-les-quatre-piliers-de-la-mondialisation-neoliberale

A lire prochainement le 3e épisode : La mondialisation par le libre-échange.

 

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