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ceta traite douteux

Lettre ouverte aux Parlementaires français

par le Parti de la démondialisation
le 12 juillet 2019

Le cap difficile des élections européennes est passé et le mouvement des Gilets Jaunes fait une pause médiatique. Emmanuel Macron, le missus-dominicus de l’UE en France, a décidé de reprendre l’exécution de sa lettre de mission comme si de rien n’était après sa politique tape-à-l’oeil de ces derniers mois. Et de relancer la ratification du CETA parle Parlement français. C’est pour le 17 juillet.

En février 2018, le Pardem avait déjà tiré la sonnette d’alarme. À l’époque, mis à part les valets des multinationales en France, personne ne voulait de ce traité. Même nos représentants au parlement européen de l’époque avaient dans leur grande majorité (80%) et toutes tendances confondues, voté contre. Le traité avait quand même reçu l’approbation d’une majorité des 2/3 des parlementaires européens. En attendant la ratification par tous les États, l’accord a été mis en application provisoire en septembre 2017.
Depuis, la mise en application provisoire du CETA a permis une première expérience de son fonctionnement. Ce traité n’a pas changé de nature. Le CETA n’est qu’un accord de libre-échange supplémentaire qui donnera des résultats analogues à tous les traités du genre. Il est en effet basé sur les mêmes principes qui doivent conduire aux mêmes promesses, c’est à dire que la concurrence permet de faire progresser la qualité des services en faisant baisser les prix et en améliorant le pouvoir d’achat. Cela fait cinquante ans que cette chanson est entonnée par les tenants du libéralisme avec toujours le même refrain : « toujours plus de concurrence et le bonheur sera pour demain ».
Les résultats permettent de constater que l’amélioration est bien réelle pour une infime partie de la population mais complètement fausse pour tous les autres.Les partisans des accords de libre-échange évitent soigneusement la remise en question du principe même de concurrence. Ils se concentrent sur son côté plus ou moins faussé. Pas question de souveraineté alimentaire, pas question de choix de société, pas question de démocratie.

Le Pardem envoie ce jour une lettre ouverte aux parlementaires français pour leur demander de ne pas ratifier l’accord CETA, ni ceux qui sont à suivre (JEFTA, accord avec le Mercosur, …), tous négociés par l’Union européenne sur le même schéma destructeur, pour les peuples et la démocratie. Vous pouvez soutenir notre démarche en reprendre cette lettre et en l'envoyant à votre député, à votre sénateur.

 

Par Yves Rouillé membre du bureau politique du Pardem

le 21 avril 2018

 ceta mercosur

Traité Union européenne-Mercosur

Alors que le CETA n’est toujours pas ratifié par les parlementaires français et qu’il peut être remis en cause par ces derniers, c’est au tour de l’accord de libre-échange UE-Mercosur d’entrer en phase de signature.

Ce qui est en jeu

L’agriculture semble bien servir de monnaie d’échange pour l’ouverture du traité avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) aux produits industriels et aux services européens. A l’exception du vin, l’agriculture française, au regard des flux des produits agricoles des deux blocs s’en va vers un avenir incertain. Naturellement il n’est pas aisé d’en mesurer les conséquences dans la mesure où la Commission européenne reste d’une totale opacité sur ses propositions et sur les simulations qu’elle a pu réaliser. Cependant, des éléments nous permettent de mesurer les difficultés supplémentaires pour nos agriculteurs et les dangers pour la santé si ce traité était signé et ratifié.

Par le Parti de la démondialisation

Le 9 mars 2018

A propos de l'Accord économique et commercial global (AEGC) plus connu sous son acronyme anglais CETA, la commission d’experts mise en place par Emmanuel Macron a noté : « Le grand absent de l’accord est le climat ». Cette citation a été largement reprise par des organisations préoccupées par la défense de l'environnement en général et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre en particulier, tel un aveu.

 petrolier

BANNIERE CETA 2

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