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Le 8 octobre 2017 est le 50e anniversaire de la chute au combat, d’Ernesto « Che » Guevara.

Sans se rendre, après une résistance héroïque, blessé, avec une arme inutilisable, il a fini par être capturé. Ses geôliers, sans hésiter, l’ont vilement assassiné. L'Histoire ne garde de ces meurtriers que leur lâcheté, tandis que l'exemple immense du Che perdure.

Le Che n'est pas mort comme le souhaitaient ses assassins. Son aura croît avec le temps alors que de nouvelles générations découvrent et s’approprient son appel à l’étude, au travail et à l’accomplissement du devoir. Son modèle d'homme altruiste devient un idéal à suivre.

En plus d'être un chef et un guérillero, le Che fut un penseur révolutionnaire, un humaniste, un intellectuel. Il est, pour des personnes d’âges divers et pour les jeunes dans le monde, un géant moral dans lequel ils admirent sa volonté de fer, son sens de l'honneur et de la dignité, l'audace et l'austérité, l'inspiration pour construire un monde meilleur. Son combat contre l’injustice, l’exploitation, les inégalités, le chômage, la pauvreté, la faim et la misère incite des milliers de personnes à se battre aujourd’hui.

Sa lutte contre le pouvoir, la domination, l’interventionnisme et l’hégémonisme de l’impérialisme, au détriment des droits des peuples, montre que ce combat peut être victorieux.

Son refus des abus, de l’égoïsme, de l’aliénation, des discriminations, de l’ignorance, de l’insécurité et de la détresse, son profond sens humaniste est un exemple.

Plus il y aura de lâches, d’opportunistes, et de traîtres, plus on admirera  son courage personnel et son  intégrité.

Le Che n’a jamais cessé de faire ce qu’il prônait, ni d’exiger des autres plus que ce qu’il exigeait de lui-même.

Bien sur, toutes les époques et toutes les circonstances ne requièrent pas les mêmes méthodes ni les mêmes tactiques…

Un combattant peut mourir mais pas ses idées.

Les Etats-Unis se sont, comme d’habitude, trompés. Ils ont cru qu’en tuant Ernesto « Che » Guevara, il cesserait d’exister comme combattant…

Mais depuis sa mort, il n’est plus à la Higuera ; il est partout. Ceux qui l’on assassiné voulaient l’effacer des mémoires. Ils n’ont pas compris que son empreinte était ineffaçable et était déjà dans l’Histoire. Ils n’ont pas compris qu’il deviendrait en symbole pour des millions de pauvres dans le monde.

Aujourd’hui, Ce qui se passe en Amérique latine est un exemple des processus de colonisation et de la reconquête politique et économique du capitalisme brutal.

Plus particulièrement au Venezuela, les Américains et les classes dominantes locales tentent, ensemble, d'empêcher le libre choix démocratique des Vénézuéliens.

Le Pardem, fidèle à sa vocation internationaliste, renouvelle sa solidarité envers les peuples de Cuba et du Venezuela.

C'est la suite logique du martèlement médiatique de la presse française (et internationale) qui dure depuis des mois : convaincre les opinions publiques que la résistance du gouvernement vénézuélien à l'insurrection armée de la droite est une « répression d'un peuple luttant pour la démocratie » et que les croisés de l'extrême droite sont des « combattants de la liberté ».

Emmanuel Macron a reçu les personnalités les plus violentes de l’extrême droite vénézuélienne, dont les troupes ont lynché des êtres humains au motif qu’ils étaient noirs, pauvres et chavistes…des sortes de suprématistes blancs et catholiques.

Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation (Pardem)

Le 11 octobre 2017.

 Trump

 

Jamais, dans l’histoire de l’Organisation des Nations unies, un chef d’État ne s’était comporté comme vient de le faire le président américain le 19 septembre. Son discours prononcé devant ceux qui sont normalement, en droit international, ses pairs, constitue une menace grave et immédiate pour la paix mondiale. Alors qu’il s’exprimait pour la première fois à la tribune de l’ONU, ses propos ne pouvaient qu’être interprétés comme la présentation de sa vision du monde. Chaque mot devait être pesé.

Des élections générales se sont tenues en Norvège le 11 septembre 2017 pour le renouvellement des 189 députés. La participation, identique à celle de 2013, a été élevée : 78 %.

Le Parti conservateur (droite) dirigée par le premier ministre sortant Erna Solberg recule de 1,8 % avec 25 % des voix. Son partenaire, le Parti du progrès (FrP, classé à l'extrême droite, anti-immigration) perd 1,2 % avec 15,2 %. Le grand perdant du scrutin est le Parti travailliste (Ap, social-démocrate) qui reste la première force politique du pays avec 27,4 % des voix mais perd 3,5 %.

Le succès le plus notable est celui du Parti agrarien (Sp, centre). De tradition orale, il milite pour plus de décentralisation et pour plus de démocratie locale. Le Sp avait appelé à voter « non » à l'entrée de la Norvège dans l'UE (référendums de 1972 et 1994). Il combat aujourd’hui pour que la Norvège sorte de l'Espace économique européen (EEE). L’EEE est un accord d'association avec l'UE qui contraint la Norvège à appliquer les règles de celle-ci (sans mot à dire) et à lui payer une cotisation annuelle, en échange de l'accès au marché unique. L’opposition à l’EEE est partagée par le Parti rouge (formation issue du Parti communiste des travailleurs), qui double son score et obtient 2,4 % des voix. Les trois forces qui progressent sont toutes pour la sortie de l’EEE.

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Luigi Di Maio, candidat du Mouvement 5 Etoiles (M5S) au poste de futur chef du gouvernement Italien, déclare (AFP – 24 septembre 2017) que son programme n'est pas de quitter l'Union européenne mais de la réformer : « L'Union européenne est un projet que nous voulons certainement changer mais pas abandonner. Nous voulons rester dans l'UE mais nous voulons changer nombre de traités qui portent aujourd'hui préjudice à notre économie, à nos entreprises. Nous irons là-bas (au sein des institutions de l'UE) pour discuter de la possibilité de modifier certaines choses… En ce qui concerne l'euro, nous avons présenté un programme en sept points au Parlement européen et le référendum sur l'euro était le dernier point. S'il y a des ouvertures (au sein des institutions de l'UE, ndlr) nous sommes tout à fait disposés à une discussion pour modifier les règles du jeu. S'il n'y a aucune disponibilité, alors seulement dans ce cas, comme ultime solution nous demanderions aux citoyens italiens à travers un référendum consultatif quoi faire ».

Le M5S, pour des raisons électoralistes (la majorité des italiens ne sont pas pour la sortie de l’UE), préfère reproduire l’impasse grecque plutôt que de rompre avec l’UE et l’euro. La leçon est pourtant claire : il n’y a pas de négociation possible avec l’UE. Les difficultés des italiens ; austérité, « loi travail » de M. Renzi etc. de même que la saignée infligée au peuple grec ne lui auront pas servi de leçon… « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum est »  (L'erreur est humaine, l'entêtement [dans son erreur] est diabolique).

Non pas que Tsipras ait « fait une erreur », car c’est bien délibérément qu’il a trompé les grecs sur le thème : l’UE, l’euro ou le chaos… Pour paraphraser W. Churchill : « Vous aviez à choisir entre l’UE, l’euro et le déshonneur ; vous avez choisi l’UE, l’euro et vous avez le déshonneur ».

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