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Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation

Le 23 octobre 2017

0 TrumpJoueAvecLeFeuLe 13 octobre dernier, Donald Trump a « décertifié » l’accord sur le nucléaire iranien (accord de Vienne du 14 juillet 2015), ratifié par l’Iran et le groupe dit « P5+1 », soit les membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), plus l’Allemagne. Cet accord vise à stopper le programme nucléaire militaire iranien, à lever les sanctions économiques contre ce pays, et à organiser un contrôle serré des installations iraniennes par des inspections de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) afin de limiter l’enrichissement en uranium. L’hôte de la Maison-Blanche place ainsi le Congrès américain en première ligne, car ce dernier dispose désormais de 60 jours pour décider ou non de la reprise des sanctions à l’égard de l’Iran. Rappelons ici que cet accord n’a pas vocation à intervenir sur tous les sujets. Il ne vise qu’à geler le programme nucléaire militaire iranien pendant 10 ans, sans interdire pour toujours l’accès de la République islamique à l’arme atomique. L’accord de Vienne n’est pas non plus un accord bilatéral signé entre les États-Unis et l’Iran que Washington pourrait modifier à sa guise.

Entre 10 et 12 000 nostalgiques du nazisme ont défilé lors d’une marche aux flambeaux à Kiev, le 14 octobre 2017, en mémoire de Stepan Bandera, le fondateur de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui collabora avec l’Allemagne nazie.

171014 marche nazie à Kiev

Lundi 23 octobre, les membres de l'Union européenne se réuniront pour aborder la situation du Venezuela, de la Corée du Nord et l'accord nucléaire avec l'Iran et pour se mettre d’accord sur des sanctions contre le Vénézuela.

Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union européenne, donnera des directives aux chefs de la diplomatie de 28 pays qui ont refusé, à plusieurs reprises, de reconnaître l'Assemblée Nationale Constituante (ANC - Venezuela) convoquée par le Président Nicolás Maduro.

En plus, elle s'exprimera sur les élections régionales, que l’UE considère comme « illégales ».

Lors de la vente en octobre 2014 de la branche Energie d’Alstom à l’américain Général Electrique (GE) et s’opposant à toute nationalisation de cet actif stratégique, il déclarait : « C’est l’actionnaire qui décide, nous ne sommes pas au Vénézuela »

De ce fait la France a perdu le contrôle de la filière nucléaire dont celui de la maintenance, aux mains des américains, des turbines Arabelle équipant nos 58 centrales nucléaires lesquelles fournissent 75% de notre électricité. De même, les USA peuvent maintenant bloquer nos armements maritimes.

 

Le 8 octobre 2017 est le 50e anniversaire de la chute au combat, d’Ernesto « Che » Guevara.

Sans se rendre, après une résistance héroïque, blessé, avec une arme inutilisable, il a fini par être capturé. Ses geôliers, sans hésiter, l’ont vilement assassiné. L'Histoire ne garde de ces meurtriers que leur lâcheté, tandis que l'exemple immense du Che perdure.

Le Che n'est pas mort comme le souhaitaient ses assassins. Son aura croît avec le temps alors que de nouvelles générations découvrent et s’approprient son appel à l’étude, au travail et à l’accomplissement du devoir. Son modèle d'homme altruiste devient un idéal à suivre.

En plus d'être un chef et un guérillero, le Che fut un penseur révolutionnaire, un humaniste, un intellectuel. Il est, pour des personnes d’âges divers et pour les jeunes dans le monde, un géant moral dans lequel ils admirent sa volonté de fer, son sens de l'honneur et de la dignité, l'audace et l'austérité, l'inspiration pour construire un monde meilleur. Son combat contre l’injustice, l’exploitation, les inégalités, le chômage, la pauvreté, la faim et la misère incite des milliers de personnes à se battre aujourd’hui.

Sa lutte contre le pouvoir, la domination, l’interventionnisme et l’hégémonisme de l’impérialisme, au détriment des droits des peuples, montre que ce combat peut être victorieux.

Son refus des abus, de l’égoïsme, de l’aliénation, des discriminations, de l’ignorance, de l’insécurité et de la détresse, son profond sens humaniste est un exemple.

Plus il y aura de lâches, d’opportunistes, et de traîtres, plus on admirera  son courage personnel et son  intégrité.

Le Che n’a jamais cessé de faire ce qu’il prônait, ni d’exiger des autres plus que ce qu’il exigeait de lui-même.

Bien sur, toutes les époques et toutes les circonstances ne requièrent pas les mêmes méthodes ni les mêmes tactiques…

Un combattant peut mourir mais pas ses idées.

Les Etats-Unis se sont, comme d’habitude, trompés. Ils ont cru qu’en tuant Ernesto « Che » Guevara, il cesserait d’exister comme combattant…

Mais depuis sa mort, il n’est plus à la Higuera ; il est partout. Ceux qui l’on assassiné voulaient l’effacer des mémoires. Ils n’ont pas compris que son empreinte était ineffaçable et était déjà dans l’Histoire. Ils n’ont pas compris qu’il deviendrait en symbole pour des millions de pauvres dans le monde.

Aujourd’hui, Ce qui se passe en Amérique latine est un exemple des processus de colonisation et de la reconquête politique et économique du capitalisme brutal.

Plus particulièrement au Venezuela, les Américains et les classes dominantes locales tentent, ensemble, d'empêcher le libre choix démocratique des Vénézuéliens.

Le Pardem, fidèle à sa vocation internationaliste, renouvelle sa solidarité envers les peuples de Cuba et du Venezuela.

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