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Le Pardem exprime sa solidarité et son soutien au peuple du Honduras contre la tentative de consolidation d'une dictature militaire au moyen d'une fraude électorale.

Après les élections, les résultats ont montré que Salvador Nasralla, le candidat de l'Alliance contre la dictature, avait remporté les élections présidentielles avec une belle avance. Mais, avec l'approbation des USA, de nombreuses irrégularités ont été commises par le Tribunal Électoral du Honduras, institution contrôlée par le président actuel. Ce fait a d’ailleurs été dénoncé par Marisa Matias, chef de la Mission d'observation de l'Union européenne.

COMMUNIQUÉ

La décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël montre, une nouvelle fois, son mépris du droit international et le cynisme avec lequel l'impérialisme américain participe activement au crime commis contre le peuple de Palestine par Israël et ses alliés, principalement les Etats-Unis et l'Union Européenne.

 

 

Dans un article d’octobre 2016 : Grèce : « Et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne » nous dénoncions la vente de 14 aéroports grecs à la société allemande Fraport par A. Tsipras ainsi que l’arnaque Juncker-FRAPORT (http://www.pardem.org/actualite/en-bref/466-grece-et-a-la-fin-c-est-l-allemagne-qui-gagne)

Un an plus tard, le journal économique allemand Handelsblatt révèle les superprofits que réalise la société Fraport grâce à ces 14 aéroports qui lui ont été concédés dans le cadre d’un accord de type colonial. Merci Tsipras !

Sous le titre « La Grèce devient une source de revenus (pour l’Allemagne) »,

Handelsblatt souligne que les profits ont dépassé les prévisions les plus optimistes des experts. En effet, Fraport Greece a rapporté au groupe 181,4 millions d’euros et sur des 9 premiers mois de 2017, les recettes du groupe ( 2,23 milliards d’euros) ont augmenté de 13,7%.

Selon un communiqué du groupe, les recettes des activités extérieures (dont font partie les 14 aéroports grecs) ont augmenté de 51,2% et se sont montées à 631 millions d’euros. Malgré des coûts en hausse, les revenus avant prélèvement fiscal des activités extérieures de Fraport ont augmenté de 77,8 et ont atteint 280,1 millions d’euros.

Plus précisément, Fraport Greece a bénéficié de revenus de l’ordre de 1,06 milliard avant impôt et un résultat de 29 millions d’euros. Ces résultats de Fraport Greece ont conduit à une augmentation importante des flux de trésorerie liés au fonctionnement du groupe, avec une augmentation de 25,1% sur les libres flux qui sont passés à 3,8 milliards.

La fréquentation des 14 aéroports grecs a augmenté de 9,7% au cours du 3è trimestre 2017 (14,2 millions de passagers), pour les 9 premiers mois de l’année, l’augmentation a été de 10,5% (23,9 millions de passagers).

Pour l’année 2017, le groupe prévoit, en incluant les aéroports grecs, des recettes de 2,9 milliards d’euros et des revenus avant impôt de 980 millions à 1 milliard d’euros. Il prévoit une augmentation de la fréquentation des 14 aéroports grecs de 10%.

La vente des aéroports grecs à Fraport est une arnaque non seulement à cause du prix dérisoire de cette cession, orchestrée par l’acheteur lui-même, mais aussi à cause des conditions coloniales acceptées par le gouvernement d’ A. Tsipras (Syriza).

Aujourd’hui, il est question que Fraport exige des grecs une « indemnisation » de 70 millions d’euros pour « la situation déplorable dans laquelle elle a trouvé les aéroports quand elle les a pris en mains »...

Communiqué du Pardem

 21 novembre 2017

L'Otan a lancé lundi 16 octobre 2017 une nouvelle force multinationale en Roumanie avec l'objectif de « renforcer son flanc Est face à la Russie. »

Cette force qui s'appuie sur dix pays membres de l'Alliance atlantique et sera opérationnelle d'ici à fin 2018, doit épauler un contingent de quelque 900 soldats américains déjà positionnés en Roumanie. Elle est basée à Craiova (sud-est), sera dirigée par la Roumanie et comprendra des militaires polonais, portugais, bulgares, italiens et allemands.

Cette nouvelle force sera déployée sur terre, dans les airs et en mer. La composante terrestre comprendra une brigade multinationale, soit 3.000 à 4.000 hommes.

« Notre objectif est la paix, non la guerre », a assuré, sans rire, le président roumain Klaus Iohannis, lors d'une séance de l'Assemblée parlementaire de l'Otan organisée à Bucarest, avant d’ajouter : « La Brigade multinationale sud-est a été créée en réponse à l'environnement d'insécurité et d'instabilité à proximité de la zone Otan ...L'Otan ne cherche pas la confrontation et ne représente pas une menace pour la Russie. » ? Sans blague...

Le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, a déclaré devant des soldats de la base de Craiova : « Nous envoyons aujourd'hui un message très clair: l'Otan est ici, l'Otan est forte et l'Otan est unie. »

Les patrouilles de l'Otan en mer Noire seront renforcées par des visites fréquentes de bâtiments de pays alliés dans les ports roumains et bulgares, ainsi que par des exercices militaires. 

Les forces aériennes sont en cours de déploiement : la Grande-Bretagne a avions de combat en Roumanie et des pilotes canadiens patrouillent déjà avec de leurs homologues roumains. L'Italie effectue quant à elle des patrouilles dans l'espace aérien bulgare. 

Trois pays riverains de la mer Noire (Roumanie, Bulgarie et Turquie) appartiennent déjà à l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord et deux autres, la Géorgie et l’Ukraine, veulent la rejoindre. 

Cette nouvelle tentative d’intimidation de l’Otan s'inscrit dans le cadre du renforcement de la présence de l'Otan dans les anciens pays du bloc soviétique. L'Otan cherche visiblement à encercler la Russie et mets en péril la stabilité en Europe orientale.

Avec le Pardem, sortons de l’Otan !

Dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs des 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (chavistes). Caracas qui n’est pas un État mais un district fédéral à statut spécial (district capitale), n’était pas concernée par ces élections. 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales ont été installé, par le Centre National Électoral, dans tout le pays. La participation (très forte pour un scrutin régional) a été de 61,4 %.

Les candidats bolivariens remportent une victoire écrasante : 17 Etats contre 5 pour la droite qui remporte les Etats de Mérida, Táchira et Zulia, proches de la Colombie et des foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois Etats historiquement gouvernés par la droite : Amazonas, Lara et Miranda. La victoire dans l’Etat de Miranda est hautement symbolique car c’est le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky (voir notre dernier article) qui en a été longtemps le gouverneur.

 

Ce bon résultat du Chavisme (54 %) contre la droite (45 %) arrive dans un contexte difficile. Il y encore quelques semaines, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu et faisait près de 200 morts. Cette guérilla des riches a pris fin le 30 juillet, lorsque la majorité de la population, en marge des violences, s’est mobilisée pour élire l’Assemblée constituante.

Désavouée, la droite s’est alors divisée entre un secteur radical (dont l’objectif est toujours de prendre le pouvoir sans passer par les urnes) et un secteur acceptant la voie électorale. Cette dernière, pour obtenir un scrutin en sa faveur, s’est jetée, avec le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis, dans une guerre économique : augmentation substantielle des prix des produits de base pour « booster » le mécontentement populaire.

Comme d’habitude, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

Le vote était pourtant sous le contrôle d’observateurs internationaux dont 50 experts électoraux. Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et qu’avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde » (https://venezuelanalysis.com/news/7272)

Avec 22 scrutins en 18 ans de « processus bolivarien », le Venezuela bat tous les records en termes de démocratie électorale. Il est d’ailleurs curieux que la droite n’est pas crié à la fraude quand elle a remporté des scrutins comme les législatives de 2015….C’est vrai que la fraude n’existe que lorsqu’on perd les élections…

Pour mieux comprendre le ressort du Chavisme, il faut considérer la droite blanche, fortement liée aux grandes entreprises privées, soutenue par Donald Trump, l’Union Européenne, Emmanuel Macron, Mariano Rajoy, Angela Merkel et les grands médias internationaux face à la majorité : couches populaires, population métissée et invisible des médias.

C’est celle-ci que soutient le Parti de la démondialisation (Pardem).

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